Je n'aime pas ne pas savoir. Mais ce que je déteste encore plus, c'est l'état dans lequel je me retrouve lorsque je ne sais pas. Ne pas savoir cela me met de mauvaise humeur, je ne sais pas, donc je suis de mauvaise humeur. Et finalement, tout le monde en souffre, non ?
J'ai peur des garçons. C'est une réalité que les filles ressentent quasiment, inévitablement. Maintenant, on se poserait la question « Pourquoi ? ». On deviendrait toutes folles. Pourquoi ai-je l'impression que mes parents n'ont pas connu cette ère. Ce sentiment que tout n'est pas tout rose.
L'amour est une maladie, oui, je dis bien maladie, parce que personnellement, dès que j'en ressens les symptômes, je me calfeutre dans ma chambre, j'évite les autres (C'est peut-être transmissible), je me bourre de médicaments que sont les musiques romantiques et les films à l'eau de rose. J'appelle le docteur (Docteur love bien sur). Il me dit « C'est naturel ». Quoi ? C'est un virus ? On ne sait rien faire contre ce p*t*** de truc qui fait sauter les neurones des filles dans tous les sens ? Et bien non, on ne sait rien faire, ou bien, oui, c'est un virus.
Alors vous faites quoi quand vous avez un virus ? Ben vous le garder bien au chaud pendant 1, 2, 3 semaines, des mois, des années, jusqu'à ce que vous vous soyez bien habitué à sa présence, ou jusqu'à ce que la fière se fasse sentir (Ce que l'on appelle « Chagrin d'amour), jusqu'à ce que la famille entière en souffre à moitié (A force de vous voir pleurer).
Il existe deux anti-douleurs cependant. Mais c'est encore une fois, à vos risques et périls, et c'est sans garantie. Ca ne marche pas comme les pubs à la télé de « Satisfait ou remboursé ». Dommage me diriez-vous. Je vous donne quelques exemples ? Tout d'abord, vous avez le remède de bas de gamme, lorsque rien d'autres ne vous vient à l'esprit. Je parle de se goinfrer de chocolat jusqu'à en attraper une crise de foie. Facile, une armoire (à chocolat), du chocolat dans l'armoire, la zappette et le tour est joué.
Un autre ? D'accord. Voir les amies. Pas celles qui vous diront que vous formiez un couple magnifique et que c'est dommage, pas celles qui vous diront que de toute façon c'était un con et que elles le savaient depuis le début (Elles n'auraient pas pu le dire avant évidemment, hein), ni encore celles qui viendront pleurer avec vous parce que elles ont l'esprit patriotique, et le sentiment nationaliste.
NON. Pitié, c'est assez grave comme cela pour vous. C'est Celle, l'Unique qui vous emmènera au cinéma voir un de ces films débiles pour vous faire comprendre que l'on ne vit pas dans un film, celle qui vous fera écouter les musiques sur lesquelles votre petit frère danse dont vous avez besoin. Celle là, oui, celle qu'on appelle meilleure amie. La petite fée que toutes, ou quasi toutes les jeunes filles ont dans leur poche, parce que le monde est bien fait. Et que si il y a des garçons pour nous faire pleurer, il y a une fille pour nous remonter le moral.
Ouf ! On se sent déjà mieux, je pense. Après avoir appliquer ces deux remèdes (Il n'en existe pas cent mille, hélas), on se sent mieux, et on croit de nouveau pouvoir affronter la vie comme le font les 3 milliards d'autres filles sur la terre. Mais on ne croit plus en soi de la même façon, on ne voit plus les choses de la même manière.
L'amour, c'est cette chose difficile qui ne rend heureuse vraiment qu'une fois, et qui déçoit plus de fois qu'elle ne devrait. C'est une chose qui pour moi n'arrive qu'une fois. Mais, allez-vous me dire, comment sait-on que on a connu cet amour là ?
Et bien, c'est bien cela qui est amusant, et rassurant avec l'amour. Personne ne sait ce qu'est l'Amour, avec le grand A. Tout le monde donnera une définition différente en fonction de ses expériences et de ses déceptions. Certains vous diront que c'est de pouvoir coucher avec l'autre sans s'arrêter, jamais. D'autres vous diront que c'est simplement de pouvoir se regarder à travers un verre de champagne, attablé à la terrasse d'un café en automne (On reconnaît les romantiques).
Alors, faites-vous plaisir, et laissez-vous vous prendre au jeu. Ne vous arrêtez pas sur un échec, ne crier pas au secours tant que vous n'avez pas épuisé tout le stock d'hommes présents et disponibles sur la terre. Pensez toujours pouvoir trouver mieux (Pas si vous vivez le grand Amour évidemment ;-)), toujours pouvoir rêver encore plus, toujours pouvoir partager plus, et vous serez heureuse pour le double du millénaire qui vous attend au moins...
KYO
